Partager

L'UAntwerpen ouvre les portes de Vaccinopolis

Actualités | Étude de cas

Vaccinopolis

Vaccinopolis a ouvert ses portes le vendredi 25 mars 2022. Le centre unique de recherche sur les vaccins du Campus Drie Eiken testera des vaccins contre toutes sortes d’agents pathogènes, afin d’accélérer les efforts de lutte contre les maladies nouvelles et existantes. « Avec Vaccinopolis, nous mettons notre pays sur la carte », déclare Pierre Van Damme (UAntwerpen), le moteur du projet. « Avec nos partenaires, nous voulons construire un écosystème d’innovation pour lutter contre les pandémies. »

Vaccinopolis

Le développement de vaccins est l’un des plus grands défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui.
« La Covid nous a rendu très conscients de cela », explique le vaccinologue Prof. Pierre Van Damme (UAntwerpen). « Mais nous en sommes conscients depuis longtemps. Le climat change, les gens vivent plus près les uns des autres, nous voyageons de plus en plus souvent et nous vieillissons : toutes ces évolutions contribuent à une propagation plus rapide et plus large des virus. »

« Avec ses partenaires, l’Université d’Anvers construit un écosystème d’innovation pour lutter contre les pandémies. » Vaccinopolis est un élément important de cet écosystème. Le centre testera des vaccins candidats contre de nombreuses maladies infectieuses, telles que le VRS, la dengue et la coqueluche. Il étudiera également comment améliorer les vaccins antigrippaux connus.

Administration d’agents pathogènes

Dans le tout nouveau complexe Vaccinopolis, des études ambulatoires seront menées et suivies par le Centre d’évaluation des vaccinations. Dans ces études, les volontaires participants viennent se faire examiner à intervalles réguliers. Mais ce qui rend Vaccinopolis vraiment unique, c’est sa capacité à mener des études CHIM.

Van Damme : « CHIM signifie Controlled Human Infection Model et signifie que les sujets testés reçoivent d’abord un vaccin ou un placebo, puis intentionnellement une dose réduite d’un agent pathogène. Cela permet aux chercheurs d’accélérer les tests sur si et comment un vaccin candidat particulier fonctionne. Il n’existe pas d’installation comparable à cette échelle en Europe continentale. Pour trouver une installation comparable, il faudrait chercher aux États-Unis ou en Grande-Bretagne. »

Quarantaine complète

Vaccinopolis dispose de 30 lits. Dans certaines études, les sujets testés passeront plusieurs semaines en quarantaine complète. Ceci est fait en partie pour des raisons de sécurité : les agents pathogènes ne doivent évidemment pas être autorisés à s’échapper dans la société. D’autre part, cela permet également de surveiller les volontaires d’aussi près que possible.

« Cela vous permet de prélever des échantillons quotidiens sur les sujets », explique le Dr Ilse De Coster, chef de l’équipe des essais cliniques. « Sur la base de ces caractéristiques, nous pouvons également essayer à terme de prédire comment des groupes spécifiques de personnes réagiront à un vaccin particulier. Chaque étude est pré-approuvée par un comité d’éthique indépendant et les autorités réglementaires (AFMPS). Les études ne sont menées qu’avec des agents pathogènes pour lesquels il existe déjà un traitement. »

Vaccinopolis
Vaccinopolis
Vaccinopolis

Différents niveaux de sécurité

Le bâtiment a été achevé en un temps record : l’ensemble du processus n’a duré que 14 mois. « Habituellement, il faut quatre à cinq ans pour mettre en œuvre un projet comme celui-ci », explique l’architecte en chef Roy Pype (Proof of the sum). « Mais les circonstances étaient exceptionnelles : la COVID-19 a prouvé que les virus peuvent frapper rapidement et de manière inattendue. »

Proof of the sum, Exilab, Abstract Architects, burO Groen et Establis étaient responsables de la conception globale. Il a été mis en œuvre par Jansen Building Group, anciennement Groupe Jansen ; Jansen Cleanrooms et Cordeel. Imtech Belgium et Jansen Cleanrooms assureront la maintenance pendant 15 ans. Les travaux ont été achevés rapidement, mais rien n’a été laissé au hasard en termes de biosécurité. Des procédures de décontamination strictes sont utilisées dans tout le complexe, et des filtres spéciaux filtrent tout l’air sortant.

UAntwerpen x ULB

Le gouvernement fédéral a investi 20 millions d’euros dans Vaccinopolis et l’Institut d’immunologie médicale à l’ULB. Il existe une étroite coopération avec l’Université de Bruxelles : elle jouit d’une excellente réputation dans le domaine de l’immunologie des vaccins humains et dispose d’un laboratoire d’immunologie de pointe.

Des partenaires privés ont également investi dans la création de Vaccinopolis. Le plan de relance Covid du gouvernement flamand a mis 5,3 millions d’euros à disposition pour le développement d’un écosystème d’innovation pour lutter contre les pandémies, comme indiqué dans la feuille de route 2030 de la Chambre de commerce Voka d’Anvers-Waasland.

www.uantwerpen.be/vaccinopolis

Volontaires recherchés

Vaccinopolis n’est pas sorti de nulle part. L’UAntwerpen a acquis beaucoup d’expérience grâce au projet Poliopolis en 2017. Trente personnes ont passé 28 jours dans un « village » de conteneurs hermétiquement scellé pour tester un nouveau vaccin contre la polio infantile lors d’une sorte d’étude CHIM. « Les volontaires ont principalement participé pour des raisons altruistes », explique Ilse De Coster. « Il y avait un étudiant qui voulait terminer sa thèse, quelqu’un qui a rénové son bureau à distance et une autre personne qui a écrit un livre. »

Comme pour Poliopolis, les sujets testés à Vaccinopolis seront soumis à un dépistage approfondi de leur santé physique et mentale avant d’être éligibles à participer. L’UAntwerpen est constamment à la recherche de volontaires sains pour ses études sur les vaccins. Une compensation équitable est fournie pour chaque étude à laquelle vous participez.

www.uantwerpen.be/vaccinstudies